Les gens sortent de nos vies aussi facilement qu'ils y entrent. C'est comme respirer, ça arrive et puis c'est tout, y'a pas d'explications logiques. Mais parfois, il y a certaines personnes qui marquent. Qui font du tappage en entrant dans notre univers et qui détruisent tout sur leur passage en sortant. Et qui finalement laissent une marque à tout jamais. Parce qu'effectivement, il y a des gens dont on ne se remet pas. Des gens qui sont entrés par le plus pur des hasards dans notre vie pour ensuite se rendre compte que leur place était belle et bien là.
Alors arrive cette espèce de symbiose entre deux personnes. Vous savez, ce sentiment de plénitude, de contentement que l'on ressent lorsqu'on est sûr d'être là où on doit être, avec la personne avec qui on doit être. Lorsque l'avenir ensemble semble évident, facile, que nos rêves s'accordent sans même en parler, que nos projets s'emboîtent sans efforts? Lorsque tout réunit et rien ne sépare? C'est alors qu'on sait qu'on a goûté au bonheur. Qu'on réalise qu'on a rencontré la personne parfaite pour nous. Et que la vie, à partir de ce moment là, ne peut qu'être belle et harmonieuse.
Mais parfois, le fait d'avoir rencontré l'âme soeur ne suffit pas. Souvent, par une suite de mauvaises décisions, par pression de l'entourage, par facteurs hors de contrôles, la route s'effondre sous nos pieds. Et c'est la chute. Une lente agonie qui nous laisse mourante de douleur. Qui nous donne l'impression de ne pas avoir de fin, qui nous laisse cette impression de vertige qui ne nous quitte plus ensuite. On perd le centre de notre équilibre, on est confuse pendant ce qui nous semble une éternité. La noirceur s'abat sur nous, alors on avance maintenant au hasard, en s'accrochant à tout ce qu'on peut. On trébuche sans arrêt, et on se casse la gueule parce que régulièrement, il y a des flash de lumière qui nous ramène un peu de lui. Ces flash nous aveuglent encore plus, et le retour au noir est encore pire après.
C'est pourquoi on fini par prendre la décision de s'habituer à la noirceur, de se trouver des repères et d'apprendre à vivre à tout jamais sans sa lumière. Parce que l'attente du retour de la lumière est encore plus pénible à vivre que la noirceur elle-même. On se surprend à craindre alors qu'on a toujours foncé, à pleurer alors qu'on a toujours sourie, à haïr alors qu'on a toujours aimé. On devient un peu l'ombre de ce qu'on a été, mais on survie.
Oui, on survie. C'est le mieux qu'on puisse faire après une chute pareille. On recolle les morceaux un à un, patiemment, et un jour on se rend compte que l'aube se pointe à nouveau dans notre vie. Rien de comparable à ce soleil qu'on a connu, mais il y a assez de lumière pour recommencer à esquisser un sourire.
Oui, il y a des gens dont on ne se remet jamais et de qui on rêvera toujours de retrouver la lumière. Mais on survie, on trouve une autre lumière qui nous guide et avec laquelle on peut avancer dans la vie. On se reconstruit un pâle bonheur.
Même si on sait que rien n'est pareil...
I can't face a life without your light,
but all of that was riped appart,
when you refused to fight...